
L'histoire
Dick Jarvis et d'autres astronautes se sont posés sur Mars. Mais lors d'un parcours de reconnaissance, l'engin de Dick tombe en panne et
il se retrouve en plein désert martien à devoir faire le retour à pied. C'est alors qu'il rencontre Twill (Tweel), un martien bien pensant et d'une grande
intelligence. Ainsi, chemin faisant, l'un et l'autre tentent de communiquer. Dick, confronté à des formes nouvelles de vie, qu'elles soient
de silice, donc sans pensée ou de chair et menaçante, toujours, il cherche à percer les explications que Twill lui transmet via seulement quelques notions mathématiques échangées et un
vocabulaire réduit à quelques mots. Une amitié profonde naît entre eux. Et c'est avec regret que Dick, retrouvé par les siens, voit Twill s'éloigner dans les airs.
Considérée comme une des meilleures nouvelles de l 'histoire de la SF américaine, c'est le
premier récit qui décrit sans la moindre trace d'anthropomorphisme une créature extraterrestre pensante, résolument sympathique et sans agressivité mais parfaitement non-humaine. Twill est sans
doute la première créature de la science fiction à satisfaire la proposition de Campbell : "une créature qui pense aussi bien qu'un homme, ou même mieux qu'un homme, mais pas
comme un homme".
Il semblerait qu'une discrète maison d'édition, CODA, ait en prévision la publication de l'intégralité des nouvelles de Stanley Weinbaum. A suivre...
Descriptions martiennes
Canaux : Fossé à sec large d'environ cent mètres dont la construction est inconnu (allusion aux fameux canaux de Schiarapelli ; il est d'ailleurs cité par le héros)
Climat : Les nuits martiennes sont glaciales.
Faune : un automate de silice, le corps comme un gros fût gris écaillé gris argent, un long bras gris argent, et une espèce de
bouche ouverte à une extrémité ; une queue raide et pointue de l'autre. Pas d'autres membres ni d'yeux ni d'oreille ni de nez. La créature ne peut être qu'immortelle car sans
conscience, formant au fil du temps et par ses déchets de silice, de multiples pyramides croissantes. On trouve aussi une forme de vie informe, capable d'hypnotiser ou de suggérer des visions
pour capturer ses proies, ainsi qu'un peuple mécanisé sans aucune intelligence apparente, bien qu'utilisant certaines technologies.
Flore : Touffes de végétation éparses, tapis de petites plantes-animales grouillantes appelées biopodes ressemblant chacune à un
brin d'herbe long comme mon doigt avec deux fines pattes comme des tiges.
Martien : Twill/Tweel. A première vue, il pourrait ressembler à une autruche, avec un bec/trompe flexible de quarante centimètres, un petit corps plutôt rond,
des jambes minces comme des club de golf, prolongées de pieds à quatre orteils et des mains à quatre doigts/griffes. Il se déplace en faisant de gigantesques bonds et en retombant sur son
bec. Il utilise diverses appendices emplumés poussant comme une moustache sous son bec pour se couvrir les narines et un duvet semblable pour s'abriter les
yeux, tout ceci pour se protéger des tempêtes de sable. Il ne semble pas avoir besoin de dormir et fait preuve d'une très grande intelligence.
Paysages : Plaines et déserts. Régions parcourues : Mare Cimmerium, Xanthus, Mare Chronium, Thyle I et II.
Technologies : arme en cristal projetant grâce à la vapeur des petites pointes de verre empoisonnées. Briquet.
1934 L'odyssée martienne (A martian odyssey) Stanley Weinbaum Dans Une histoire de science-fiction T1 : les premiers maîtres (Librio)
(Côte martienne 

) (Côte plaisir
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